La Nation

Droit+Politique+Economie+Environnement

posté le 09-04-2010 à 13:00:45 GMT +2

LA VOITURE BIO

 

 

 

 

[une perle reçue d'Annick OZENGA]

 


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posté le 08-04-2010 à 07:15:05 GMT +2

CE QUE LES ORACLES N'ONT PU PREDIRE

 Le souvenir que j’ai de toi 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le souvenir que j’ai de toi est un sourire

Tu en usais si souvent que j’ai du me dire

Avec un tel engrais mes amours allaient grandir

 Mon cœur palpitait si fort qu’encore je l’entends frémir

 

 

Le souvenir que j’ai de toi est ce zéphyr

Qui soufflait tendrement dans tes yeux saphir

Quand tu m’as appris à ne pas médire

Calomnier me plaindre ou  maudire

  

Le souvenir que j’ai de toi est un empire

J’ai cessé d’errer comme un vampire

Lorsqu’à mon oreille tu as su me dire

Des choses que mes oracles n’ont pu prédire

  

Le souvenir que j’ai de toi est ce rire

Né droit du cœur comme un trésor de sa tirelire

Ce rire qui depuis deux ans m’attire

 Et que nous partageons pour le meilleur pour le pire.

 

 

 

  

 

Arthur Béni NDJEME, Nancy

 


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africanostra  le 08-04-2010 à 12:15:06  #   (site)

Excellente inspiration! je reconnais là ton sens de la création

Thizi  le 08-04-2010 à 12:12:44  #

J'imagine qu'entre les yeux saphir.. et les yeux perle noire te servant de lampe de bureau...tes propres yeux doivent être en tournis! A quand les lèvres rubis!

 
 
posté le 07-04-2010 à 03:32:34 GMT +2

SUR UNE TERRE ASSOIFFEE

EL ALFARERO

 

 

 

Todo tu cuerpo tiene

copa o dulzura destinada a mí.




Cuando subo la mano

encuentro en cada sitio una paloma

que me buscaba, como

 si te hubieran, amor, hecho de arcilla

para mis propias manos de alfarero.

 

 

 

Tus rodillas, tus senos,

tu cintura

faltan en mí como en el hueco

de una tierra sedienta

de la que desprendieron

una forma,

y juntos

somos completos como un solo río,

como una sola arena.

 

 

 

 

Pablo NERUDA

Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée (suivi de Les Vers du capitaine), Traduction de Claude Couffon et Christian Rinderknecht, Edition bilingue, Gallimard/Poésie, Paris, 1998, p.118.

 

 

 

 ***

 

 

LE POTIER 

 

 

 

Ton corps tout entier est

un calice, une friandise qui m’est offerte.

 

 

Quand j’y pose la main

je trouve en chaque recoin une tourterelle

qui surveille mes faits et gestes, comme

si on t'avait faite d’argile,

pour mes mains agiles de potier, ô mon amour !

 

 

Chérie, j'ai soif de tes genoux, tes seins,

ta taille fine

comme la gorge

d’un sol aride

amputé de

son terreau fertile;

ensemble,

nous sommes un comme l’eau du fleuve;

un, comme le grain de sable!

 

 

 

 

Version d’Arthur BENGA NDJEME : Nancy, le 7 Avril de l’An X, 02h 40.

 


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posté le 06-04-2010 à 09:51:05 GMT +2

POUR RENDRE IMMORTELLE UNE FLEUR DELICATE

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

 

 

 

 

Tu m’apportes tant en me donnant si peu

Depuis ce soir de fin de semaine

Où nous avons épuisé quelques thèmes

Et convenu que la séduction est finalement un jeu

Le jeu du pouvoir de l’âme

Un jeu qui arrache bien des larmes

 

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

Nous avons pour seul espoir le rêve et l’amour

Coagulés dans le biberon de nos mères

Pendant qu’on criait notre colère

Au fond de nos humides berceaux

 

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

Tu as comme moi des yeux pour pleurer

Et la bouche pour médire

Quand les gens que l’on admire

Ne nous accordent aucun intérêt

 

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

Tu as dans tes petits yeux noirs

La lumière d’une chandelle berbère

Et comme moi ton regard est un miroir

Qui porte encore les marques de ses illusions

 

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

On est tous les deux friands de cadeaux

Alors que nul ne nous en offre

A part de nombreux marrais

Où s’engloutissent nos esprits chaque jour

 

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

Tu roules ton fagot de haine

Jusqu’au cœur de tes amants

Pour rendre invincible ton être fragile

Au point de te laisser choir

 

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

Le soleil d’Afrique est notre calmant

Jusqu’à ce que la première neige

Pure et dure nous en fasse vraiment douter

Sais-tu pourquoi je t’aime ?

 

Tu es une femme sincère !   

 

 

Arthur BENGA NDJEME, Nancy

 


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posté le 05-04-2010 à 17:21:12 GMT +2

ETERNEL PELERIN

Migración


 

TODO el día una línea y otra línea,
un escuadrón de plumas,
un navío
palpitaba en el aire,
atravesaba
el pequeño infinito
de la ventana desde donde busco,
interrogo, trabajo, acecho, aguardo.

La torre de la arena
y el espacio marino
se unen allí, resuelven
el canto, el movimiento.

Encima se abre el cielo.

Entonces así fue: rectas, agudas,
palpitantes, pasaron
hacia dónde? Hacia el Norte, hacia el Oeste,
hacia la claridad,
hacía la estrella,
hacia el peñón de soledad y sal
donde el mar desbarata sus relojes.

Era un ángulo de aves
dirigidas
aquella latitud de hierro y nieve
que avanzaba
sin tregua
en su camino rectilíneo:
era la devorante rectitud
de una flecha evidente,
los números del cielo que viajaban
a procrear formados
por imperioso amor y geometría.

Yo me empeñé en mirar hasta perder
los ojos y no he visto
sino el orden del vuelo,
la multitud del ala contra el viento:
vi la serenidad multiplicada
por aquel hemisferio transparente
cruzado por la oscura decisión
de aquellas aves en el firmamento.

No vi sino el camino.

Todo siguió celeste.

Pero en la muchedumbre de las aves
rectas a su destino
una bandada y otra dibujaban
victorias
triangulares
unidas por la voz de un solo vuelo,
por la unidad del fuego,
por la sangre,
por la sed, por el hambre,
por el frío,
por el precario día que lloraba
antes de ser tragado por la noche,
por la erótica urgencia de la vida:
la unidad de los pájaros
volaba
hacia las desdentadas costas negras,
peñascos muertos, islas amarillas,
donde el sol dura más que su jornada
y en el cálido mar se desarrolla
el pabellón plural de las sardinas.

En la piedra asaltada
por los pájaros
se adelantó el secreto:
piedra, humedad, estiércol, soledad,
fermentarán y bajo el sol sangriento
nacerán arenosas criaturas
que alguna vez regresarán volando
hacia la huracanada luz del frío,
hacia los pies antárticos de Chile.

Ahora cruzan, pueblan la distancia
moviendo apenas en la luz las alas
como si en un latido las unieran,

vuelan sin desprenderse

del cuerpo

migratorio

que en tierra se divide
y se dispersa.

Sobre el agua, en el aire,
el ave innumerable va volando,
la embarcación es una,
la nave transparente
construye la unidad con tantas alas,
con tantos ojos hacia el mar abiertos
que es una sola paz la que atraviesa
y sólo un ala inmensa se desplaza.

Ave del mar, espuma migratoria,
ala del Sur, del Norte, ala de ola,
racimo desplegado por el vuelo,
multiplicado corazón hambriento,
llegarás, ave grande, a desgranar
el collar de los huevos delicados
que empolla el viento y nutren las arenas
hasta que un nuevo vuelo multiplica
otra vez vida, muerte, desarrollo,
gritos mojados, caluroso estiércol,
y otra vez a nacer, a partir, lejos
del páramo y hacia otro páramo.

Lejos
de aquel silencio, huid, aves del frío
hacia un vasto silencio rocalloso
y desde el nido hasta el errante número,
flechas del mar, dejadme
la húmeda gloria del transcurso,
la permanencia insigne de las plumas
que nacen, mueren, duran y palpitan
creando pez a pez su larga espada,
crueldad contra crueldad la propia luz
y a contraviento y contramar, la vida.



Poema de Pablo NERUDA

 

 

**

 


L'immigré


A longueur de journée, vague après vague,

Un escadron de plumes,

Un radeau,

Frissonnait dans le vent,

Traversait le minuscule hublot

De la fenêtre d’où je prospecte,

M’interroge, travaille, guette, patiente ;

 

La pyramide de sable

Et la pleine mer

Se confondent au loin, nivellent

L’espace et le temps.

 

Au-dessus, la voûte céleste.

 

Alors : droits, aigus,

Frémissants, par où

Passèrent-ils ? Par le Nord, par l’Ouest,

Par la lumière,

Par la constellation,

Par la rocaille solitaire et salée

Où la mer affole les montres.

 

Il y eut un plan de volatiles

Se fondant

A la vitesse du fer et du verre,

Qui avançait sans répit,

D’aplomb sur sa trajectoire :

Ce fut la fracassante rectitude

D’une véritable flèche,

Du Peuple des airs qui migrait

Pour se reproduire, dressé

A l’amour automatique et à la géométrie.

 

Je m’employais à admirer jusqu’à perdre

La vue et je n’ai rien vu

D’autre que l’horizon volant,

La foisonnement d’ailes dans les airs :

Je vis la quiétude se développer

dans cet hémisphère transparent

Rayé par le dessein inavoué

De ces volatiles dans le firmament.

 

Je ne vis rien d’autre qu’une route.

 

Tout devint azur.

 

Mais dans la nuée de volatiles

Fonçant tout droit vers son destin,

Une volée après l’autre, ils dessinaient

Des figures triangulaires

Unies par le cri d’un vol spécial,

Par l’unité du feu,

Par le sang,

Par la soif, par la faim,

Par le froid,

Par le misérable jour qu’il regrettait

Avant d’être ingéré par la nuit,

Par la charnelle urgence de la vie :

Le ballet d’oiseaux

Volait

Jusqu’aux côtes sombres édentées,

Aux paysages désolés, aux îles dorées,

Où le soleil fond au-delà du jour,

Où dans la mer chaude naît un grouillant banc de sardines.

 

Sur le rocher pris d’assaut

Par les oiseaux

Précéda la rumeur :

La pierre, l’humidité, la fiente, l’exil

passeront et sous le soleil saignant

Naîtront d’autres individus

Qui descendront parfois à coup d’ailes

Jusqu’à la sermonneuse lumière du froid,

Jusqu’aux empattements antarctiques du Chili.

 

Désormais, ils franchissent, occupent cet espace

En remuant à peine leurs ailes au soleil

Comme si un seul battement les reliait,

 

Ils volent sans se mêler

 

A la vague des migrants

 

Qui, au sol, s’éparpille

 

Et se disperse.

 

Au-dessus de l’eau, dans les airs,

Le farandole d’oiseaux prend les airs,

Dans un même élan ;

La transparente expédition

Forme si parfaitement une unité avec toutes ces ailes,

Avec autant d’yeux ouverts sur la mer,

Qu’elle traverse en une même harmonie,

Se déplace d’une seule et même aile.

 

Oiseau de mer, mousse errante,

Aile du Sud, du Nord, aile des vagues,

Palme déployée pour le voyage,

cœur ardemment affamé,

Tu reviendras, grand oiseau, égrener

Le chapelet d’œufs fragiles

Que couve le vent et qui nourrissent le sable,

Jusqu’à ce qu’un nouvelle migration multiplie

Encore une fois la vie, la mort, l’évolution,

Les cris mouillés, le fumier ardent,

Et une fois encore naître, s’en aller, loin

Du lande pour un autre ;

 

Loin

De ce silence, allez vous-en, oiseaux du froid,

Jusqu’au vaste silence rauque !

Et du nid jusqu’au sujet vagabond!

Flèches de mer, laissez-moi

La gloire humide de l’eau qui coule,

L’éternelle empreinte des stylos

Qui naissent, meurent, vivent et palpitent

En créant poisson après poisson, sa longue épée ;

Cette cruauté envers sa propre lumière

Et contre vents et marées, c’est la vie.

 

 

 

[Version d’Arthur BENGA NDJEME : Nancy, le 15/02/2010, 04h 00]..
 


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